« Go Go les Belettes ! »
– MIKE –
Pitch
Au Aurora High School, les professeurs Mike Pierce et John Hashton commencent une journée qui parait tout ce qu’il y a de plus normal jusqu’à ce qu’au détour d’un couloir, le Directeur les interpelle et leur demande de justifier leur absence de la veille. Une absence dont ils ne se souviennent pas et qui pourrait les connecter à la disparition d’un jeune élève de l’établissement aujourd’hui disparu.
personnages-joueurs
- John Hashton, interprété par Quentin / Tentaculaire. Professeur de Chimie au Aurora High School
- Mike Pierce, interprété par Guillaume / Sheol. Professeur de sport, coach des Belettes du Aurora High School et livreur de pizza.
vidéos
personnages-non-joueurs
- Erwan, un élève du Aurora High School, fauteur de trouble
- Mademoiselle Rose, secrétaire du High School Aurora
- Le Directeur du Aurora High School (non nommé)
- Henry, le concierge, d’origine bulgare
- Jenifer, Sandy et Brandon, les sportifs, équipe des Belettes
- trois jeunes gothiques, amis de Daniel
- Charles et Elisabeth Hust, parents de Daniel
- Jean Robert, écrivain occultiste Allemand, auteur du livre « Traditions » : physicien et théoricien littéraire de renom, provenant d’Allemagne, où il a vécu de longues années, un passionné de cinéma, expert de son métier à 35 ans, il a poursuivi ses recherches littéraires sur la tradition en Scandinavie et approfondi ses connaissances en occultisme. Le livre fait état de la passion de son auteur pour les forces infernales et leurs racines littéraires, il est imprimé sur du papier fait à base de peau humaine.
- Raymond, vieux randonneur dans la forêt d’Aurora
lieux, organisations et centres d'intérêt
- Aurora High School, établissement scolaire de l’Ouest d’Aurora
- La résidence de Charles et Elisabeth Hust
- La forêt d’Aurora, au sud de la ville
Sans motif d'absence
Dans les couloirs du High School Aurora, la journée commence presque en retard, John Hashton a cours dans vingt minutes et, de son côté, Mike Pierce se presse pour le rejoindre, son ami étant sa caution professionnelle, lui permettant de faire passer son imposture plus en douceur. John est anxieux, même si ses polycopiés sont prêts et son plan de cours aussi, ses impressions sont sur un bureau en salle des professeurs, les exercices attendent d’être confiés aux élèves, il a un peu le trac. Il prend son travail à cœur, et serre son mug « best prof of the year » contre lui, le même qu’il a offert à son ami Mike.
Dans le couloir vers sa classe, il tombe à la renverse, provoqué par un croche-patte. Un élève, Erwan, fauteur de trouble, lui sourit. Au loin, Mike hurle « espèce de petit saligot ! » en se précipitant vers eux. John aperçoit Erwan et esquisse un petit sourire « J’imagine que tu te dépêchais pour me rendre le travail que je t’ai demandé y a deux jours ? » « Écoutez… je fais le maximum, ma grand-mère est très malade, et moi aussi » répond le jeune homme en feignant de tousser. John se relève, défroisse sa tenue, et reprend contenance.
Les haut-parleurs du couloir grésillent et s’activent, le directeur appelle John dans son bureau. Le professeur de chimie sent un frisson le parcourir alors que Mike le rejoint. Mike s’énerve sur Erwan qui est encore près de son ami, l’emmenant avec lui pour aller voir Mademoiselle Rose, la secrétaire du Directeur, dont le gamin est le protégé « BON ERWAN, on va aller voir Mademoiselle Rose, faut que je lui parle c’est pas normal. On y va tout de suite, tu m’suis immédiatement et tu t’excuses ! ». Mike un peu stressé, après avoir remis sa braguette en place – sur les conseils chuchotés de John – s’élance dans les couloirs avec le garnement et John s’éloigne vers sa destination.
En arrivant près du bureau du directeur, la porte est fermée et personne ne répond. John – envisageant une farce d’élève et sentant qu’il va être en retard – repère Mademoiselle Rose à l’embranchement d’un couloir et l’interpelle. La secrétaire se retourne, surprise de les voir et leur dit qu’elle n’a pas le temps de les aider avant de poursuivre sa route. Quand John se prépare à filer en classe, le Directeur se tient devant lui. La sonnerie retentie, John sait qu’il est désormais en retard, ce que le Directeur ne manque pas de lui faire remarquer. Il lui rappelle qu’il n’est là que parce qu’il y a été invité, que sans cette annonce, il serait actuellement dans sa classe comme prévu. Le Directeur acquiesce et l’entraine dans son bureau.
Le Directeur souhaitait en effet lui parler au sujet de son professionnalisme. Il lui demande calmement où John était la veille, ce à quoi le professeur répond immédiatement qu’il était en cours. Le Directeur s’agace « non, je crois pas, on ne me banane pas moi Monsieur Hashton, je ne suis pas arrivé ici par hasard. Vous êtes professeur, vous avez des responsabilités, vous devez vous rendre en cours selon le planning prévu. MADEMOISELLE ROSE, montrez-moi le planning ». John attrape le planning que tend la secrétaire au directeur et regarde le détail, il découvre qu’il est noté absent sur toutes ses sessions de la veille. Plus il essaie d’exprimer qu’il était présent, plus il réalise qu’il est en train de mentir et commence à se sentir profondément mal.
John s’excuse, se sentant pris de vertige, et sors en catastrophe du bureau du direct qui hurle « MONSIEUR HASHTON C’EST IRRESPONSABLE » et croise Mike dans le couloir avec Erwan à ses côtés. Mike hésite à suivre son ami, sentant que ça barde, puis entend le tapotement du clavier de la secrétaire juste à côté de lui. Entrainant le gamin, il s’approche d’elle qui lève ses yeux clairs et sévères « vous voulez quoi ? » « Mademoiselle Rose, je vous emmène Erwan, qui a manqué de respect au corps professoral, et je voulais vous mettre au courant pour que vous preniez des décisions. Expliquez-lui qu’il doit respecter les professeurs » « vous êtes en train de dire qu’il a été mal éduqué ? » « non, absolument pas, je dis qu’il ne fait pas honneur à vos standards délicieux » « mes standards délicieux ? ». La secrétaire lève des sourcils circonspects « ça vous réussit pas les vacances… ». Mike tente de reprendre contenance en blâmant John pour son influence et ses formules malheureuses, il patauge dans l’échange quand un sms arrive sur son téléphone de la part de son ami.
Mike appelle le Directeur « il faut que je vous parle de toute urgence, il s’agit de quelque chose de grave dont nous devons parler en privé », l’homme se retourne surpris « quelque chose de grave ? » « je ne peux pas parler ici, il y a des oreilles indiscrètes et ça m’inquiète » « des oreilles indiscrètes ? » « Les enfants nous écoutent ! » « ils sont en train de retourner dans leur classe » « MAIS QUI SAIT, les murs ont des oreilles, la CIA vous connaissez ? » « la CIA ? mais… vous avez fumé ? elle avait raison Rose ! Vous êtes malade » Mike attire l’attention de l’homme en s’éloignant du passage, stressé, il sent que la situation lui échappe et se met à rire bêtement. Le Directeur prend ses ricanements personnellement et s’agace. John, caché dans les toilettes, réalise que Mike est en mauvaise posture, il sort pour lui voler en aide. Faisant signe à son ami, il lui indique de filer et vient faire face à son responsable.
Mike s’enfuit en courant, et le Directeur demande au professeur de Chimie s’il va mieux. John avoue qu’il était certain qu’ils étaient jeudi, et que réaliser qu’il était vendredi l’a bousculé. Il commence à s’éloigner de sa hiérarchie, en crabe, un peu penaud. Proche de sa salle de classe, il la retrouve vide. Ses élèves sont partis, le cours annulé après une demi-heure de retard.
C'est quoi ce bordel
Dans la pièce, il tente de se détendre, grignote un snack, et circule dans les rangs. Il n’y a rien, à l’exception d’un sac. Ce sac appartient à Daniel Hust, un gamin qui suit ses cours, un élève qui a été notifié absent depuis le début de la semaine sans raison. Dans le sac, entrouvert, John voit un appareil photo allumé. Tentant de ranger le tout, il aperçoit sur l’écran de l’appareil numérique une photo de lui, dans les bois, la veille. Il se sent mal et la nausée le saisit. Il ne parvient pas à se retenir et vomit sur le sol. Les vertiges reprenant, il tombe au sol et sent que son poignet se tord. Il se relève et se saisit de l’objet et fait défiler les photos et les vidéos. Un film s’enclenche, de lui, courant dans les bois, sale et paniqué, accompagné de Mike. John sort un mouchoir de sa poche, se débarbouille comme il peut et, quand il sent qu’il tient debout à peu, il envoie un message à Mike, l’invitant à le rejoindre en salle 12B.
Depuis l’entrée de la pièce, Henry, l’homme de ménage, le salue, inquiet de le voir pâle. John lui explique qu’il a été absent la veille, et qu’il pensait aller mieux mais qu’apparemment ce n’est pas le cas. L’homme de ménage, un peu accusateur, l’informe qu’il a entendu ce que le Directeur a dit, et qu’il sait qu’il n’était pas à son poste la veille. John ignore l’homme et renvoie un message à Mike. Le professeur de sport, désormais un peu calmé, prend le chemin vers la salle de classe de son ami. En entrant dans la salle, il tombe sur Henry, et demande ce qu’il se passe. Henry accuse John d’être alcoolisé, et Mike se tourne vers lui « vous savez j’ai vu des jeunes qui taggaient sur les murs « Henry est un vieux machin tout cramoisi », donc je pense qu’il faudrait que vous y alliez. Les jeunes ils ont plus de respect » « vous savez ce que ça veut dire en bulgare CRAMOISI ? » « non, mais j’m’en fous. Cassez-vous maintenant ». Henry se renfrogne et quitte la pièce.
Mike s’approche rapidement de John et lui demande ce qu’il s’est passé, et pourquoi il était absent hier. John panique, il s’exclame qu’il ne comprend pas, qu’il n’arrête pas d’avoir des nausées, que ce n’est pas normal et qu’il n’a aucun souvenir de la veille. Qu’il ne serait pas étonné qu’un gamin aurait pu glisser une substance dans son verre. Mike lève les sourcils et John se calme « je t’ai envoyé un message parce que ce qui est bizarre c’est Daniel Hust. ». Il sort de sous son bureau l’appareil photo et le sac et les pose devant son ami, pointant particulièrement les photos en forêt datées de la veille. Mike se frotte le front, il était en congé la veille et, alors qu’il tente de se souvenir de ce qu’il a fait pendant son jour off, il réalise lui aussi qu’il ne sait plus du tout ce qu’il a fait. John fouille ses poches en espérant trouver un indice, et ne trouve rien. Mike pense que le gamin doit avoir des informations, John a peur que ce soit un stalker. La seule chose qu’ils savent de cet élève, c’est qu’il fait partie d’un groupe de gothique, un peu outsider du lycée. Mike l’avait vu à plusieurs reprises se faire embêter par les sportifs dans le gymnase.
N’ayant qu’une seule piste, les deux professeurs prennent la décision de rendre visite aux parents d’une jeune garçon en espérant obtenir des réponses sur leur amnésie de la veille.
Enquête au parc
Ils commencent par prendre la direction du parc où se trouvent certains des élèves pour savoir s’ils auraient des informations concernant le garçon. En arrivant sur les lieux, en ville, la première chose qu’ils remarquent est un couple d’élèves amourachés sur un banc. Ils évitent ces deux-là, et s’approchent d’un banc où des marques sont visibles, un banc d’ado, couvert de symboles démoniaques, sataniques. John murmure qu’ils sont probablement des joueurs de jeu de rôle. Au loin, les jappements d’un chien les interpellent, attaché à un lampadaire. En prenant sa direction, ils tombent sur le groupe d’amis de Daniel Hust, deux filles et un garçon « BON VOUS VOULEZ QUOI ? vous nous suivez c’est sur ! Vous savez qu’on peut porter plainte contre vous !? Vous savez y a eu des affaires hein ! on les a envoyés en prisons les professeurs un peu tangents qui suivent les élèves qui sont tranquilles ? », Mike s’agace « Oh ! C’est avec cette bouche que tu parles à ta mère ? on va t’la passer au savon ! ». L’un des garçons, nommé Daniel lui aussi, baisse la tête devant la remarque du professeur de sport. Mike s’éloigne pour jouer avec le chien, laissant John discuter avec les jeunes.
« Daniel Hust, absent depuis plus d’une semaine, on s’inquiète. Vous avez des nouvelles ? », l’une des deux jeunes filles du groupe adoucit sa posture « Écoutez… Daniel, on veut plus en entendre parler. Depuis qu’il est allé s’intéressé à cette bande de sportifs là, Brandon, Jennifer et je sais plus qui… il nous intéresse plus, il a choisi son camp. », John l’interrompt « Mais a priori les sportifs… il s’est fait rejeter et il ne vient plus en cours et on s’inquiète » « je ne crois pas qu’il ait été rejeté. Mais ça nous intéresse plus, il a choisi son camp. Il avait qu’à rester avec nous, nous on sait que la vie de jeune adulte est difficile. Il y a des choses terribles qui se passent aujourd’hui… et quand je vois des trahisons comme celle de Dany, qui va se réfugier près de ce groupe superficiel… ». De loin, à cette réponse, Mike crie « tu dis ça parce que t’es moche. », John reprend la parole et recentre la discussion « ton dernier devoir su le système métrique était brillant, tu auras un bel avenir. », la jeune fille répond « j’aimerai vous aider, mais il n’a que ce qu’il mérite, son sort ne m’intéresse plus. Ce n’est plus mon ami. » « Je comprends… mais en tant qu’enseignant on s’intéresse à tous les élèves de l’école, qu’importe ses choix, malgré les difficultés qu’ils rencontrent. Si un de vos camarades traverse une période difficile, si vous entendez parler de quoi que ce soit n’hésite pas. ». La conversation approche de sa fin, et John tente de savoir pourquoi Daniel aurait eu tout à coup envie d’aller rejoindre les sportifs alors qu’il avait un groupe solide. La jeune fille précise qu’il cherchait à se rendre intéressant, être apprécié, reconnu, plus qu’à chercher des réponses à des problématiques supérieures. John les remercie et rejoint Mike.
Mike fait renifler le sac de Daniel au chien, qui éternue, et il en conclut qu’il y a des traces allergènes probables. Ensemble, ils quittent la zone vers le groupe de sportifs qui s’entrainent au gymnase. Mike, bien plus dans son élément tout à coup, avance en bombant le torse vers les jeunes qui jouent au basket. Le professeur de sport est bien conscient que, malgré tout le respect que les étudiants lui portent, il est quand même réputé pour être un peu étrange et n’inspire pas toujours la confiance. Les effluves d’alcool souvent dans son haleine n’aidant pas. Il siffle avec son sifflet, saisit la balle et les jeunes s’interrompent.
Après les avoir invités à se mettre deux par deux en rang, il les félicite pour leurs résultats en les encourageant du slogan de l’équipe « Go les Belettes, go ! ». Les jeunes le remercient et il reprend en les questionnant sur l’absence de Daniel. Les jeunes parlent de lui en des termes peu respectueux, ils rappellent que le garçon est un tocard et qu’il n’a rien à faire dans l’équipe des Belettes. Ce que Jennifer et Sandy confirment. Mike s’énerve, n’obtenant des réponses qu’à des questions qu’il ne pose pas et recadre les jeunes en demandant à nouveau « où est Daniel ? » et John complète « vous ne l’avez pas enfermé dans un casier y a trois jours et laissez dedans ? » et, à sa question, les sportifs l’ignorent et préviennent Mike qu’ils vont reprendre l’entrainement en criant « POUR LES BELETTES ».
Face au peu d’informations que les élèves leur ont fourni, ils prennent finalement la direction de la maison de Daniel Hust pour parler avec les parents. Sans prévenir de leur arrivée, ils montent dans la Sedan de Mike, les beach boys à fond sur cassette audio, les bouteilles de bière vides qui trainent dans l’habitacle, et fonce vers la résidence Hust.
Chez les Hust
Mike et John ont déjà eu l’occasion de rencontrer les parents de Daniel lors de rencontres parents-professeurs. La résidence Hust est assez classique, une maison de quartier, qui se copie de construction en construction. Au volant de sa poubelle, Mike est apaisé, ce qui n’est pas le cas de John qui reste très stressé. Pendant le voyage, Mike fait remarquer que Daniel n’est quand même pas très apprécié par l’ensemble des élèves et, comme il se reconnait dans le comportement des sportifs, il demande à John s’il se reconnait dans la vie de Daniel. John lui confirme que lors de sa scolarité, son seul ami, le seul à connaitre son prénom, c’était Mike. Il précise que sa question sur le casier n’est pas sortie de nulle part, que c’est du vécu, que sa vie n’avait pas été facile mais qu’au moins il avait un ami. John coupe la conversation, un peu triste, mais moins angoissé. Mike ouvre une bière pendant qu’il conduit et John regrette de ne pas avoir pris sa Toyota pour le trajet.
Ils se garent près de la résidence et frappent à la porte, le sac à dos de Daniel entre les mains de Mike. C’est le début de l’après-midi, à travers les vitres, ils voient que la télé est allumée dans le salon. Mike crie « Monsieur, madame Hust ! C’est Monsieur Pierce, j’suis le prof de votre enfant ! S’il vous plait ? ». Des bruits de pas approchent de la porte et elle s’entrouvre. Les deux parents apparaissent, fatigués, les joues creusés, l’air inquiet. Les deux professeurs informent qu’ils sont inquiets de l’absence de Daniel. La mère répond qu’elle n’a plus de nouvelles non plus depuis deux jours, qu’ils ont prévenu la police, que personne ne s’en inquiète, et il les invite à entrer. La mère explique qu’il avait l’habitude de partir balader, qu’il faisait des choses en extérieur dont elle ne savait rien. Le mari prend sa femme, Elisabeth, dans ses bras, en larme et lui propose de prendre la relève. John demande s’il avait un véhicule, et le père informe que le jeune homme se baladait en trottinette électrique. Il se présente à son tour, Charles.
Charles évoque la relation de son fils avec son groupe d’amis gothiques, passionnés de littérature. Que la police poursuit son enquête, qu’ils ne savent pas si les jeunes ont été interrogé, mais qu’ils commencer à avoir peur, après 48h d’absence, les chances de retrouver Daniel s’amenuisent. Mike et John entrent, le professeur de sport reste près de Charles, une main sur l’épaule de l’homme. John poursuit sa route, proposant d’aller chercher de l’eau pour les parents. Sur le chemin, il aperçoit un accès aux étages et monte vers, ce qu’il espère être, la chambre du jeune. Mike continue d’échanger avec Charles et Elisabeth, essayant de les rassurer tout en cherchant à savoir où il aurait pu filer. Le père dit qu’il avait un lieu de prédilection, où il aimait se réfugier, mais il ne parvient pas à savoir lequel et que ses amis gothiques, dont il s’est éloigné, n’ont pas répondu à ses questions. Mike propose de monter un comité, dont les Belettes, pour tenter de retrouver Daniel. Charles évoque le fait que son petit était heureux d’avoir rejoint les sportifs, qu’il parlait beaucoup de Mike et surtout de John en des termes élogieux, et il remercie Mike de la proposition d’aider aux recherches. Mike s’inquiète ensuite de l’état d’Elisabeth, et Charles l’en remercie.
John, rapidement, se glisse dans la chambre de Daniel, cherchant une photo de forêt qui pourrait lui rappeler ce qu’il a vu sur l’appareil photo, et cherche aussi un journal intime pour retracer les derniers jours. Dans la pièce, John s’agace, la situation lui apparait enfin dans toutes ses nuances d’injustice et il arpente la chambre, énervé. Les fenêtres sont fermées, mais les volets sont ouverts, la pièce est lumineuse. Il ne trouve rien et son énervement se transforme doucement en agressivité alors qu’il retourne la chambre. Il sait que le temps n’est pas extensible et qu’il doit redescendre, bredouille. Il quitte la chambre et sur le chemin, croise Mike. Le professeur de sport réalise que son compagnon est hors de lui et John insiste qu’il est certain que quelque chose est là, sous ses yeux, dans la chambre, mais il ne parvient à rien trouver. D’habitude, très organisé, le bazar dans la pièce n’a aucune logique et ses nerfs le lâchent. Mike prend la relève et l’invite à rejoindre les parents pour continuer d’échanger avec eux.
John, dans le salon avec Elisabeth et Charles, leur partage qu’il trouve la situation insupportable, qu’elle lui rappelle sa propre expérience scolaire et qu’il veut à tout prix trouver une résolution à cette affaire. Charles le remercie, et lui confirme que le jardin secret de son fils, au-delà de ses vadrouilles en extérieur, c’était sa chambre.
Mike entre à son tour dans la chambre et tente de se remémorer sa propre adolescence pour deviner les cachettes de Daniel. Il s’installe sur le lit pour regarder au plafond, observe la chambre et les petits recoins accessibles. A son tour, il ne trouve rien et commence à paniquer, la pièce ayant été retournée par John quelques instants plus tôt. Maudissant son collègue, il finit par imaginer que quelque chose est dans le placo, et il frappe d’un poing décidé le mur. Un bruit sourd résonne, et le tremblement révèle des cahiers cachés juste derrière le bureau. Riant un peu bêtement, la main pleine de plâtre, il attrape les cahiers et redescend. Croisant Charles dans l’escalier, inquiet du bruit, il s’explique comme il peut avant de filer à toute allure vers la sortie, entrainant John après lui dès qu’il passe à côté du salon. Honteux de laisser des parents démunis sans réponse, il monte dans la voiture avec son collègue.
John ouvre les cahiers, dont le journal intime, et explore les dernières pages. Il y a plusieurs notes, dont certaine parlant des livres qu’il doit rendre à la bibliothèque, ainsi qu’une carte dessinée de la région, et quelques mots parlant de Mike et John, et de l’admiration qu’il leur porte. Il décrit des discussions, des échanges sur la sensation d’être observé, qu’il a pu avoir avec eux. Discussions dont aucun des enseignants ne se souvient. Les deux s’observent, se souvenant juste de discussions scolaires, liées aux sujets du cours, rien d’autre. Mike insiste sur le fait que Daniel était rejeté de tous et se sentait suivi, et que peut être quelqu’un lui voulait vraiment du mal. John attrape l’appareil photo dans le sac, et il remonte les photos plus loin, il se voit en train de dire quelque chose, mais l’image étant fixe, il n’en tire rien. Le lieu, sur les photos, ne lui dit rien, et il reprend le journal intime pour croiser les informations. Dans le journal, sur la carte de la région, il est annoté une zone qu’il trouvait agréable la « forêt d’Aurora ».
Cette forêt, John la connait un peu, elle est composée de plusieurs zones et est déboisée tout au long de l’année par des chantiers de projets urbains validés par le Maire. La forêt possède aussi un endroit protégé, ainsi qu’une ancienne ville et des maisons de campagne. Probablement que Daniel parlait plus de l’ancienne zone de campagne plus que de l’ancien village. Sur la carte du garçon, il indique spécifiquement un lieu dans la forêt. John pose le carnet et se tourne vers Mike, disant qu’ils ne peuvent pas se rendre auprès de la police, les preuves qu’ils trouvent depuis le début parle d’un gamin disparu et d’une relation privilégiée avec des enseignants, ils seraient les premiers suspects et ils n’ont pour le moment aucune réponse. Mike acquiesce, ajoutant qu’en plus de ça la police n’a de toute façon pas l’air de s’intéresser vraiment à l’affaire d’après les parents, et que Peter, l’un des officiers est un compagnon de bar qui n’est jamais vraiment motivé. Ils décident d’un commun accord, s’appuyant sur les compétences de Louveteau de John, de s’élancer dans la forêt d’Aurora pour explorer la trace de Daniel.
Dans la forêt d'aurora
Dans la voiture de Mike, ils entrent dans les petites routes de campagne d’Aurora et s’enfonce dans la forêt. Ils se sentent assez calme, malgré un fond d’inquiétude tenace. La nuit commence doucement à tomber, les cours sont terminés depuis un moment. John indique la route jusqu’à l’endroit qu’il pense être le bon. En entrant dans la zone, il ne semble plus y a avoir de vie dans le coin, tout est abandonné. Au loin, ils aperçoivent une maison isolée de laquelle ils s’approchent. Mike avale une bière pour se donner du courage et suit John qui est déjà quelques mètres plus loin, cherchant des informations sur la boite aux lettres vieillissante. Fouillant les alentours, le professeur de Chimie tombe sur une trottinette déchargée et repère des traces de pas qui mènent dans la cour derrière la maison. John se tourne pour alerter son compagnon quand Mike se met à hurler « DANIEL ! T’ES OÙ ?! » ce qui le fait bondir. Ils font ensemble le tour de la maison et s’approche d’un abris de fortune dans lequel a été dressé un genre de petit laboratoire, ce qui intrigue John. La maison, autour d’eux, grince dans le silence des environs. Le professeur de chimie s’approche du laboratoire improvisé, et regarde attentivement pour en comprendre l’intention. John se raidit en découvrant qu’il y a des alambics, des distillateurs, de quoi faire des tests et des analyses chimiques. Il remarque du papier couvert de textes anciens, occultes, dont certaines pages sont sous un microscope. John s’agace, réalisant que c’est donc ici que la verrerie disparue a fini. Mike attrape son téléphone et réalise qu’il n’y a presque pas de réseau dans le coin.
John s’éloigne du petit laboratoire et appelle Daniel, sans réponse. Il s’approche alors de la maison et tape à la porte. Mike tente d’appeler la police juste au cas où mais la tonalité sonne dans le vide et se coupe presqu’immédiatement. John pense avoir compris que le gamin faisait juste des expériences seul dans son coin et qu’il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter. Mike, peu rassuré, file à la voiture récupérer sa batte de base-ball pendant que John insiste sur la porte. La porte s’effondre après trois coups et, sous ses yeux, le décor se révèle, une maison abandonnée, isolée, sans aucune trace d’un récent passage à l’intérieur. S’éloignant de la maison et ramenant son attention sur le laboratoire, John essaie de comprendre ce que Daniel essayait de faire sans y parvenir. Il attrape le bout de papier et le replace sous le microscope et observe, relisant les notes posées à côtés. Il frémit en réalisant qu’il s’agit de peau, à priori, humaine tannée et se redresse, attrapant le bouquin dont le bout de papier est arraché. Le livre « Traditions », rédigé par Jean Robert, physicien et théoricien littéraire de renom, provenant d’Allemagne, où il a vécu de longues années, un passionné de cinéma, expert de son métier à 35 ans, il a poursuivi ses recherches littéraires sur la tradition en Scandinavie et approfondi ses connaissances en occultisme. Le livre fait état de la passion de son auteur pour les forces infernales et leurs racines littéraires.
Mike revient avec sa batte jusque dans la cour ou John le rejoint, ayant lâché le manuscrit et s’attardant sur les traces de pas qui filent de la maison jusqu’à la forêt. Mike reconnait les lieux comme étant ceux de la photo de l’appareil de Daniel, sans trop de surprise. John vérifie la batterie de son téléphone pour pouvoir s’en servir de lampe torche et constate qu’il n’y a plus aucun réseau. Ils sont seuls. Un peu terrifié, mais déterminé à vouloir des réponses, les deux hommes entrent dans les bois frémissants de bruits inquiétants.
En progressant dans la forêt, Mike se sent oppressé et commence à partager des souvenirs et ses regrets, il affirme à John qu’il est son meilleur ami, que Mélanie, la fille dont John était amoureux et voulait inviter au bal de promo, il avait eu une aventure avec elle et l’avait mise enceinte. Il lui avoue aussi qu’il a taxé 5000$ à sa mère, qu’il a pissé au lit jusqu’à 12 ans. John avoue de son côté que les clients qui lui commandent des pizza très tard le soir et qui ne sont jamais où ils doivent être, c’est lui qui les passe par vengeance pour l’arnaque qu’il a faite à sa mère. Au loin, ils entendent un grognement et se sentent vraiment en danger. Mike évoque la possibilité de faire demi-tour et ils réalisent tous les deux qu’ils comptaient sur l’autre pour garder en tête leur chemin. Mike serre sa batte de base-ball lorsqu’ils aperçoivent tous les deux une silhouette qui s’approche « QUI ETES VOUS ? » hurle Mike, alors que John appelle « Daniel ? ». La silhouette, d’une voix claire répond « Vous êtes perdus vous aussi ? j’m’appelle Raymond, la nuit tombe vite dans ce coin-là. J’me promenais dans la forêt, comme vous, vous n’avez pas pris votre sac à dos ? j’suis content de croiser des gens ». Mike se méfie, serrant un peu plus sa batte, puis se détend en réalisant que l’homme à l’air sincère « vous avez croisé quelqu’un d’autre ? » lui demande-t-il « non, mais la forêt est étrange, la nuit est tombée si vite, c’est bizarre ». John s’avance « mon GPS ne marche pas… » « oui, moi aussi, j’ai l’appareil qui… j’ai l’habitude de me balader, mais là, ça ne fonctionne pas… ». Mike lui demande s’il est capable de se repérer en léchant de la mousse ou autre, et l’homme le regarde bizarrement. John lui explique qu’ils cherchent un élève, qu’ils sont professeurs à Aurora, qu’ils ont repérer sa trottinette près des bois et ont suivi les traces. Raymond leur tend sa bouteille d’eau, et leur recommande de s’hydrater, Mike semblant très bizarre. John montre la direction qu’ils ont emprunté, précisant qu’au bout du chemin il y a normalement la sortie. Raymond fronce les sourcils et précise qu’il va plutôt prendre la direction opposé, qu’il finira par trouver une sortie. Mike se redresse, captant au loin une lueur et l’indiquant au groupe. Chacun observe au loin et décide de continuer grouper vers la lueur. Sur le chemin, Raymond leur explique qu’il aime la nature plus que la ville, qu’il vit à Aurora depuis un moment, mais que cette forêt-là est vraiment bizarre et que ce ne serait pas étonnant qu’il s’y passe des choses étranges.
Mike est terrifié par la présence de Raymond et par les bruits de la forêt, John n’est pas non plus rassuré. En avançant, ils finissent par atteindre une zone urbanisée au milieu de la forêt. Cette partie décrite dans le carnet de Daniel, comme étant l’ancienne ville désormais abandonnée. Devant un, un muret, un début de barrière, et, plus ils s’approchent, plus les détails se font nets. Il s’agit d’un ancien cimetière. Mike frissonne, murmurant dans sa barbe des histoires de fantôme. Sentant l’anxiété de son collègue, John tente de le rassurer, rappelant que Daniel est un gothique qui aime bien ce genre d’ambiance, que ce n’est qu’une forêt, avec des pierres, il frappe une pierre et le bruit résonne un peu trop fort dans la zone, faisant paniquer un peu plus le prof de sport.
John est certain qu’en faisant le tour du cimetière ils vont trouver une sortie accessible vers la ville. Mike, lui, les jointures de sa main blanchies à force de serrer sa batte, se sent perdre pied dans l’environnement. Au loin, des bruits de psalmodiement se font entendre, ainsi que des pleurs. Raymond se raidit, demandant s’ils entendent eux aussi. John a son regard qui se pose sur une tombe au nom de « Pierce » et s’interpose pour éviter que Mike ne voie son nom dans le cimetière. Il invite à avancer, et Mike pousse Raymond à prendre les devants. Le vieil homme se retourne, un sourire aux lèvres « vous n’avez pas l’air bien, vous me rappelez mon frère que j’ai perdu dans un accident. Je vous aime bien, je vais aller voir ce qu’il en est, ne vous inquiétez pas. » et s’avance. John attrape Mike et le secoue, lui ordonnant de reprendre pied et de réaliser que tout va bien, que rien de grave ne les menace « on va aller chercher le gamin et on repart sans souci ». John le lâche et emboite le pas de Raymond, laissant Mike dans l’obscurité avec sa batte, avant de réaliser que le vieil homme a disparu. John revient vers Mike « allez, on ne laisse pas le retraité tout seul, tu es celui avec la batte ». En observant les alentours, une réalisation les frappe enfin, c’est ici que les photos ont été prises la veille. Exactement à cet endroit, juste sous un angle différent. John entraine Mike à sa suite qui traine le plus possible.
Discrètement, ils avancent dans la direction des murmures, de pierre tombale en pierre tombale, jusqu’à ce que sous leurs yeux apparaissent une scène dérangeante. Des personnes, vêtues de capes noires sont organisées en cercle, l’un d’entre eux un couteau sacrificiel en main, à leur pied, Raymond, les viscères à l’air, et au centre du cercle, Daniel ligoté et blême.
Pris de panique, certain d’avoir été repéré, Mike s’élance vers eux, sa batte en main, sous le regard décontenancé de John qui reste en arrière. Le professeur de sport atteint le cercle et glisse, perdant l’équilibre, tombant à côté de Raymond qui agonise. Sa batte roule loin de lui, et la silhouette encagoulée au-dessus de lui tient fermement le couteau sacrificiel. Mike, perdant tous ses moyens, tente de psalmodier à son tour et prononce les mots « pâte à crêpe et Belzébuth ». Une voix s’élève de sous les cagoules « Monsieur Pierce ? qu’est-ce que vous faites là ? », les jeunes retirent leur capuche, révélant les visages des sportifs, membres de belettes. John s’approche, tentant toujours de rationnaliser, refuse d’intégrer l’horreur qui se déroule sous ses yeux, évoquant des effets spéciaux, une caméra cachée, avant de perdre son sang-froid et d’hurler paniquer « on vous laisse Raymond ! Mais laissez Mike ! On venait vous aider ! On ne dira rien ! On est des adultes cools, Mike c’est une belette, on vous laisse Raymond et on part ». Les élèves écarquillent les yeux « MAIS ? Monsieur Hashton, qu’est-ce que vous faites là ? », profitant de l’intervention de son collègue, Mike s’élance vers Daniel et tente de l’extraire de la zone. Mike insiste, tentant de convaincre Sandy de lâcher le couteau.
Sandy s’adresse alors à Mike « mais… qu’est-ce que vous faites là ? on s’était mis d’accord ! on vous aime bien… on a qu’à faire comme hier. », Mike tente de répondre et d’attirer leur attention tout en faisant des signes à John de se rapprocher du garçon « c’est très gentil, mais là, ce que j’ai à vous dire est d’une importance capitale… » « NE BOUGEZ PAS. Écoutez, pour les Belettes, on fait comme hier, on vous laisse partir et on efface votre mémoire. ». John reste bouche bée « on avait déjà retrouvé Daniel hier ? » « Oui. Et… bon, on va être franc, on vous aime beaucoup, mais on veut être riche, célèbre et avoir de bonnes notes et… c’est pour ça qu’on… offre des vies… à Lucifer » répond Sandy en s’éloignant du cercle et en montrant la forêt où une silhouette immense, sombre, un visage se découpant sur le torse, apparait entre les arbres.
Mike se tend alors que Sandy propose que Lucifer leur efface à nouveau la mémoire. Le regard des deux hommes croise celui de la créature spectrale et ils sentent le froid les envahir. John s’approche de Daniel, le saisit avec deux doigts à la gorge et tire d’un coup sec, arrachant sa trachée sans hésiter « que c’est futile… vous n’avez pas plus d’ambition que ça ? c’est moi qui passerais un pacte avec lui et vous serez les prochains, gamins irresponsables. Je suis son élu, je vais être son champion. ». Mike observe son ami sans comprendre, une violente douleur le prend aux tripes et il s’effondre au sol, en pleurs. John s’approche, passant ses doigts ensanglantés sur les joues de son ami, essuyant les larmes « merci mon ami »
Daniel est au sol, s’étranglant dans son propre sang, les jeunes observent John avec un grand respect. Mike au sol, les doigts de John sur sa peau et le regard fou dans le sien « grâce à toi ce soir, je le sais, je vais avoir un prix Nobel… il me l’a promis. Le livre qu’on a vu à la ferme… ». Le professeur de sport se relève et s’éloigne dans la forêt. Il sent, à chacun de ses pas, sa mémoire s’effacer, comme accrochée à la peau de son ami.
Conclusion
Mike ouvre les yeux, au lycée « Monsieur Pierce ça va ? » demande un gamin, « Oui bien sûr, ça va ! Je n’ai pas bu, faut arrêter avec ces rumeurs ! ». Depuis le bout du couloir John émerge « On a fêté ton anniversaire hier, qu’est-ce qu’on s’est mis au Winchester hier ! », Mike s’élance vers lui « Oh ! Faut que je te parle, j’ai besoin d’un WingMan pour Mademoiselle Rose. », en arrivant à son niveau, il réalise que le regard de John est différent de d’habitude « tout va bien ? » « Impeccable, je n’ai jamais été aussi bien, plein de projets » « AH ! toi t’as rencontré une fille ». Sans comprendre ce qui le gêne dans le regard de son ami, il ignore la sensation et est heureux de le retrouver avant de filer, sur la sonnerie scolaire, vers le gymnase pour entrainer les Belettes.
